Les univers du livre

Par Victor De Sepausy,

le lundi 04 juillet 2016 à 04:25:15

Le statut de parent délégué en passe de devenir réalité

Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du 30 juin 2016 a donné un avis favorable au projet de décret  facilitant l’investissement des parents délégués aux réunions des instances départementales, académiques et nationales (CDEN, CAEN, CSE, ...).
 
Dans un communiqué, le ministère de l’Education nationale précise que « ce texte, qui sera soumis au Conseil d’État, vise à donner à tous les parents d’élèves, ne disposant pas déjà d’un dispositif de prise en charge, la possibilité de participer à ces instances (autoentrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales, parents chômeurs, mère ou père au foyer, etc.). Il simplifie également la participation des parents délégués à ces réunions.

Ce texte constitue une étape nécessaire à la mise en place du statut du parent délégué, travaillé avec les fédérations de parents d’élèves et destiné à permettre aux parents d’élèves de mieux participer à la vie de l’école ou de l’établissement scolaire, à faciliter la reconnaissance de l’engagement de tous les parents délégués, à donner toute leur place aux parents pour accompagner leurs enfants vers la réussite éducative. »

 
De son côté, la FCPE se félicite de ces bonnes nouvelles, faisant remarquer que  ce « dernier CSE de l’année marque une première victoire pour les parents d’élèves de la FCPE avec le vote du décret relatif aux représentants de parents délégués dans les instances collégiales. En chantier depuis plusieurs mois, ce décret est une bonne étape vers le statut de parent délégué.

Indemnisation des jours non travaillés, frais de transports, formation…. Ce texte permettra enfin à TOUS les parents de pouvoir siéger dans les instances collégiales sans que leur activité n’en pâtisse. De plus, le remboursement des frais engagés par les parents pour se rendre à ces instances sera désormais plus lisible et surtout moins long. A la rentrée prochaine, les parents d’élèves : sans emploi, retraités, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales qui ne peuvent pas bénéficier d’un congé de représentation, pourront prétendre aux mêmes dispositions que leurs pairs salariés ou fonctionnaires. Enfin, les demandes de congés de représentation pourront être déposées huit jours avant.

Une indemnité horaire de 7.10 euros sera assurée par l’Etat, selon la présence effective des parents, et versée à la fin de chaque trimestre, dans la limite de 18 demi-journées par année scolaire.

Le texte qui a été voté ce 30 juin est une pierre essentielle d’un édifice plus grand, amenant les parents d’élèves élus à être reconnus comme des acteurs indispensables du système éducatif. D’autres dispositions devront être prises, notamment sur les horaires de réunions dans les écoles, collèges et lycées, pour que l’ensemble des parents d’élèves élus puissent exercer leur mandat dans de bonnes conditions. La FCPE reste mobilisée pour rendre effectif le principe de coéducation à l’Ecole. »
 

Pour la PEEP, c’est aussi une bonne nouvelle. Et de préciser dans un communiqué que « dès la prochaine rentrée, les demandes de congés pourront être déposées 8 jours à l’avance et non plus 15 jours. Les frais de transports seront remboursés dans le cadre des instances de l’éducation nationale.
 
Au-delà de ces mesures, seront également mises en place une charte du parent délégué au sein des entreprises et une reconnaissance des compétences acquises au cours des années de bénévolat par une Validation des acquis de l’expérience (VAE).
 
Nous sommes tous conscients que le chemin à parcourir reste considérable afin que les parents puissent avoir une réelle place dans l’Ecole et participer aux prises de décisions de celle-ci.
 
Les horaires des réunions ou des instances où sont conviés les représentants de parents restent la principale difficulté. Il faudra, afin que nous puissions avancer dans ce domaine, que la participation du personnel de l’éducation nationale à ces moments tardifs de la journée ou le samedi, fasse pleinement partie de ses attributions.
 
Il sera également nécessaire de réformer la gouvernance de l’éducation nationale pour que nous puissions siéger enfin dans de véritables instances de décisions ! Ce 30 juin 2016 marque une étape dans ce long processus de reconnaissance ! »

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Lead Beyond)